TORNADES

Marina Gadonneix

TORNADES
MARINA GADONNEIX 

Mars 2022

Disponible en édition limitée

 

Édition courante  

22 x 33 cm

88 pages

Langues : français et anglais 

Images : photographies n&b 

Texte : Marcelline Delbecq 

39€

 

Ouvrage édité dans le cadre

du Prix Niepce 2020,

avec le soutien

de Picto Foundation

et Janvier.

 

ISBN : 979-10-92727-48-7

TORNADES

MARINA GADONNEIX

 

Cet ouvrage est édité dans le cadre du Prix Niépce auquel The Eyes Publishing est associé depuis 2019. La maison d’édition offre au lauréat ou la lauréate la publication d’une édition d’artiste limitée à 400 exemplaires. La réalisation de l’ouvrage bénéficie du soutien de Picto Foundation.

En 2020, le Prix Niépce a été décerné par l’association Gens d’Images à Marina Gadonneix.

 

Issue de la série « Phénomènes » que l’artiste a poursuivi entre 2014 et 2019, Tornades met en scène et reconstitue ces tourbillons de vent isolés qui defraient souvent la chronique.

Réalisées dans un lieu de recherche scientifique consacré à l’analyse et la reconstitution de phénomènes naturels, les photographies réunies dans ce livre s’inspirent du scientifique et du spectaculaire pour en extraire une forme trouble évanescent, une espèce d’atmosphère poétique et enveloppante. La volupté du vent laiteux en contraste avec l’arrière-plan austèrement noir, la délicatesse des niveaux de gris esquissant les maquettes d’architectures, tout est ici mis en lumière par l’artiste de sorte de nous laisser absorber par la magie, le rythme et l’attraction de ces phénomènes naturels extraordinaires.

 

© Marina Gadonneix, courtesy Galerie Christophe Gaillard

 

Photographe passionnée par l’envers des images photographiques, ou plus exactement par le dispositif en creux, effacé, qui convie à telle ou telle représentation, l’artiste depuis ses premières séries photographiques, déjoue la photographie dite documentaire. 

Au lieu de photographier des œuvres d’art, elle nous montre les dispositifs (socles, toiles de fond…) invisibles, en instance de disparition sitôt que la photographie attendue sera faite.

Des fonds d’incrustation des studios de cinéma deviennent alors ces Landscapes monochromes bleus ou verts, espaces perceptuels proches de l’immatérialité des pièces lumineuses immersives de James Turrell.

 

Matérialité et immatérialité, lumières et spectres colorés, mais aussi présence et absence, réalité et fiction sont des dualités photographiques récurrentes qui se retrouveront dans « After the image » et découvriront leur maturité artistique dans la série « Phénomènes », images de ce qui apparaît, mais aussi de ce qui peut hypnotiser le regard et aiguiser l’imaginaire tant par l’incompréhension du vu que le concevable de l’inconnu.

Ainsi, ces images de la série « Tornades » issues d’un travail de recherche mené au sein de laboratoires scientifiques qui reconstituent les opérations de phénomènes naturels, deviennent ces espaces de projections aussi poétiques que les noms des objets scientifiques dont elles sont les théâtres de nos imaginaires… supernova, matière noire, vortex….

 

© Marina Gadonneix, courtesy Galerie Christophe Gaillard

 

En introduction, le texte de la photographe et écrivaine Marcelline Delbecq décrit avec force et efficacité l’appréhension de ce moment menaçant de la catastrophe. 

 

« Il faut se dire qu’à cet endroit il y avait quelque chose et que tout à coup il n’y eût plus rien, dans une rapidité et de lenteur extrêmes, comme si en plein sommeil quelqu’un avait effacé notre mémoire. Il y avait quelque chose, un lieu, des vies, des tours gigantesques et des plantes minuscules et tout cela a basculé d’un instant à l’autre, disons plutôt d’un temps à un autre car l’instant ne fût pas si bref, comme ralenti au contraire, un avant devenu après, étendu dans une durée que personne n’a cherché à calculer car il fallait comprendre ce qui arrivait, trouver un abri. Quelque chose était là puis plus. Il faisait nuit, une nuit noire comme elles n’existent qu’à certains endroits reculés, au fond du fond des plaines, où seules les lueurs des étoiles font sentir la présence du ciel au-dessus de soi — leurs lumières si frêles, comme prêtes à se briser, à s’éteindre ». Marcelline Delbecq

 

À PROPOS DE MARINA GADONNEIX

Marina Gadonneix est née en 1977 à Paris, elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, Marina Gadonneix obtient le prix HSBC pour la photographie en 2006 et le Dummy Book Award de la fondation Luma et des Rencontres d’Arles en 2018. Son travail a été exposé dans de nombreuses institutions en Europe et aux États-Unis, notamment au Centre Photographique d’Île-de-France, à la Kunsthalle de Tübingen ou encore au Point du Jour, à Cherbourg, aux Rencontres Photographiques d’Arles et récemment à MOMENTA | Biennale de l’image au Musée de Joliette, Canada. L’artiste est représentée par la galerie Christophe Gaillard.

 

© Marina Gadonneix, courtesy Galerie Christophe Gaillard

 

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